Rencontre avec l’équipe de la Fondation Bosch

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Le 22 janvier 2026, la fondation Bosch a officialisé un plan social en vue de fermer le bureau d’étude situé à Vénissieux. Nous avons rencontré cette équipe avec Marc Soubitez, leader historique de Bosch, et Lahceme Touati, tous deux colistiers de Vénissieux Plurielle.

Cette rencontre a permis de dépasser la seule dimension humaine de cette situation pour en révéler les implications stratégiques pour notre ville, notre région et notre pays. Estelle Jellad, elle-même ingénieure et colistière de Vénissieux Plurielle, nous a aidés à saisir les enjeux technologiques et le drame qui se joue là, sous nos yeux.

Le site possède une longue histoire industrielle, avec des savoir-faire motoristes aéronautiques dès le début du XXème siècle, comme les moteurs d’avions en étoile. Il a rejoint le groupe Bosch en 1974. Depuis, ses ingénieur(e)s ont fait évoluer un savoir-faire aéronautique vers le secteur de l’automobile et de l’énergie. Ils ont développé des pompes à injection haute pression, repoussant sans cesse les limites technologiques. Face aux enjeux environnementaux, ils ont mis leur expertise au service du développement du système Common Rail, permettant une réduction significative des émissions tout en maintenant la performance industrielle. Plus récemment encore, ils ont contribué au projet FresH2, dédié au développement d’une pile à combustible, technologie clé pour la transition énergétique.

Depuis des décennies, ces ingénieur(e)s n’ont cessé de renouveler leurs compétences, de se former, d’évoluer, pour répondre aux défis techniques, industriels et environnementaux de leur temps. Ils ont démontré une capacité d’adaptation industrielle exceptionnelle. Et pourtant, aujourd’hui, cette adaptabilité ne serait plus suffisante pour justifier le maintien de leurs emplois.

Comment expliquer que ces ingénieur(e)s, capables d’accompagner toutes les mutations technologiques, soient désormais considérés comme inutiles ? Quel message envoie-t-on aux jeunes générations porteuses d’innovation sur notre souveraineté industrielle ? Par-dessus tout, que deviendra une France sans leadership énergétique, sans vision industrielle, si elle accepte de perdre, un à un, ses savoir-faire et l’expertise de ses ingénieur(e)s ?

Derrière ces licenciements, ce ne sont pas seulement des emplois qui disparaissent, mais des décennies de connaissances, de transmission et d’innovation. Sacrifier ces ingénieur(e)s aujourd’hui, c’est affaiblir durablement notre capacité à construire les solutions industrielles et énergétiques de demain.

Vénissieux Plurielle veut recréer ce lien entre collectivités territoriales et industrie afin de permettre le meilleur pour nos territoires et ses habitants : parce que sacrifier ces femmes et ces hommes qui ont tant donné, et qui sont des graines de futur, c’est sacrifier notre avenir et notre indépendance.

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